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Le virage au tanin cyanotype : quand le bleu quitte la couleur pour dialoguer avec le vivant

Virage au tanin cyanotype – transformation végétale du bleu de Prusse

Virage au tanin cyanotype. Il existe un moment précis, presque imperceptible, où le bleu accepte de se transformer.

Ce jour-là, la lumière est encore douce. Le papier sort de l’eau, saturé de bleu de Prusse, vibrant, presque intact. Puis le bain de tanin arrive.

Lentement.

Le bleu cesse d’être une couleur. Il devient une réaction, une conversation, une traversée.

C’est dans cet instant que le cyanotype cesse d’être un procédé photographique pour devenir un langage du vivant.

Le virage au tanin cyanotype : de quoi parle-t-on vraiment ?

Dans le cyanotype, le virage au tanin cyanotype est souvent présenté comme une simple étape technique visant à transformer le bleu en brun, sépia ou noir.

Mais cette définition est réductrice.

Le virage au tanin est une transformation chimique douce, initiée par des matières végétales riches en tanins – thés, écorces, feuilles, racines – qui entrent en relation avec le bleu de Prusse.

Le tanin ne recouvre pas l’image. Il ne l’efface pas. Il dialogue avec elle.

Le bleu ne disparaît pas. Il mute.

Virage au tanin cyanotype – transformation végétale du bleu de Prusse

Pourquoi j’ai choisi d’intégrer le virage au tanin dans ma pratique du cyanotype

Pendant longtemps, j’ai travaillé le cyanotype dans sa forme la plus connue : un bleu intense, solaire, presque absolu.

Puis quelque chose a changé.

Ce bleu, que j’aime profondément, me semblait parfois trop figé, trop définitif, presque autoritaire. J’avais besoin d’un bleu plus instable, plus poreux, plus proche du vivant tel que je l’observe autour de moi.

Le virage au tanin cyanotype m’a offert cela :

  • de la lenteur
  • de l’imprévisibilité
  • une profondeur nouvelle

Il ne rend pas le cyanotype plus beau. Il le rend plus juste.

Ce que le tanin change vraiment (et que l’on dit rarement)

1. Le temps devient une matière

Le virage au tanin cyanotype ne se contrôle jamais totalement. Il demande d’observer, d’attendre, d’accepter.

Chaque minute compte. Chaque bain raconte autre chose.

Le temps n’est plus un paramètre technique. Il devient un acteur.

2. Le végétal révèle sa mémoire

Le tanin porte une histoire : celle de la plante dont il est issu.

Ce n’est plus seulement une image végétale imprimée sur le papier. C’est le végétal lui-même qui agit, avec sa propre chimie, sa propre densité, sa propre mémoire.

Le cyanotype cesse d’être une image de la nature. Il devient une image avec le vivant.

3. Chaque tirage devient irréversible

Une fois viré, on ne revient pas en arrière.

Comme dans le vivant : ce qui a muté ne redevient jamais identique.

Chaque cyanotype viré au tanin devient une trace unique, non reproductible à l’identique.

Pourquoi le virage au tanin cyanotype ne s’apprend pas dans un tutoriel

On peut lire des recettes. On peut suivre des dosages précis.

Mais le virage au tanin cyanotype ne se maîtrise pas sans expérience vécue.

Parce que tout compte :

  • la température
  • l’eau
  • le papier
  • le végétal
  • et surtout la manière dont on regarde ce qui se transforme

Le virage au tanin est une écoute bien plus qu’une technique.

Ce que cette transmission change pour moi, en tant qu’artiste

Transmettre le virage au tanin cyanotype n’est pas neutre pour moi.

Ce n’est pas une étape que j’enseigne en plus. C’est une pratique qui me transforme autant que celles et ceux que j’accompagne.

En ouvrant cet espace de transmission, je renonce volontairement à une chose : le contrôle absolu sur le résultat.

Je ne cherche pas à ce que l’on reproduise mes gestes. Je cherche à ce que l’on ressente le moment où l’image échappe, et que l’on accepte de continuer quand même.

C’est dans cet endroit-là que je continue de grandir comme artiste.

Virage au tanin cyanotype – transformation végétale du bleu de Prusse

Ce que j’espère pour celles et ceux que j’accompagne

Mon intention n’est pas de transmettre un savoir figé.

J’espère offrir :

  • un rapport plus doux à la création
  • une autorisation à l’imprévu
  • une expérience où le résultat n’est plus une injonction

Je souhaite que chaque personne reparte avec autre chose qu’un tirage :

  • une confiance nouvelle
  • une capacité à laisser faire
  • une relation différente au temps et à la matière

Si je transmets aujourd’hui le virage au tanin cyanotype, c’est parce qu’il enseigne quelque chose d’essentiel, bien au-delà du cyanotype :

Créer sans dominer.

Dans ma pratique, le virage au tanin devient un rituel

Je ne fais pas un virage. Je l’accompagne.

Chaque bain devient un seuil, un passage, une transformation douce.

C’est pour cela que je parle de cyanotype vivant : rien n’y est figé, reproductible ou forcé.

Prolonger l’expérience

Si ce que vous venez de lire résonne, c’est que le cyanotype vous appelle à être vécu, pas seulement regardé.

Le 31 janvier, je propose un atelier immersif autour du cyanotype et du virage au tanin, où cette transformation se vit dans la matière, le geste et le temps.

→ Contactez moi pour participer à l’atelier cyanotype & virage au tanin

Je transmets le cyanotype comme on transmet un passage, pas une méthode.

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